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8 solutions pour sortir de l’épuisement maternel

Dans le précèdent article, je t’ai parlé des causes qui peuvent t’amener à l’épuisement, dans celui-ci je vais te proposer 8 pistes à explorer et à mettre en pratique, selon ta situation personnelle pour prévenir ou sortir de ce burn-out.

 

  1. Prise de conscience de cet état de burn-out et une verbalisation auprès de l’entourage (y compris les enfants). Il n’y a aucune honte à s’avouer épuisée mentalement et physiquement et à demander de l’écoute, de l’aide. De plus, ceci constitue un premier pas vers la transformation du problème (acceptation) en solutions (la demande et la recherche de ressources).

Cette étape sera idéalement entamée avec un médecin traitant avec lequel un bilan santé sera établi et des pistes émergeront (suivi psychologique, nutrition, sommeil, etc.). Ce médecin représente aussi un moyen d’être écouté et de pouvoir ainsi poser des mots sur des émotions.

Note que cette verbalisation émotionnelle est essentielle. Comme nous l’explique Catherine Gueguen, « Nommer ce que nous ressentons nous fait du bien ».

Et ce bien-être est visible au niveau de notre cerveau. En effet, « quand nous sommes stressés, l’amygdale cérébrale, centre de la peur, provoque la sécrétion de cortisol, de l’adrénaline, molécules qui, en quantité importante peuvent être très toxiques pour notre santé physique et psychologique. Quand nous parvenons à poser des mots sur des émotions, nous diminuons l’activité de l’amygdale, la sécrétion d’adrénaline et de cortisol ralentit, notre stress diminue et nous nous apaisons. »

Thomas d’Ansembourg conseille de se demander deux ou trois fois par jour : « Comment je me sens, là, maintenant ?«

 

  1. Ose demander de l’aide

Ne reste pas seule et accepte toutes les mains tendues. Mieux encore, va chercher de l’aide là où tu pourras en trouver. Auprès des proches, auprès de tes amis. Mets ta fierté dans ta poche et ose dire que cela ne va pas, que tu n’y arrives plus, que tu as besoin d’aide.

N’hésite pas à en parler à ton médecin traitant et à lui dire que tu es au bout du rouleau. Ta fatigue peut aussi être liée à des carences (fer, vitamine D ?) qu’une simple analyse de sang pourra déceler. Tâche avec lui d’éliminer toutes les pistes. A défaut, il pourra également t’orienter vers un psychologue.

Tu peux également en parler à ton pédiatre, qui connait bien tes enfants et avec lequel, généralement, tu as noué une relation de confiance, ou à ta sage-femme qui t’a accompagné durant ta grossesse si tu es jeune maman. Elle saura mieux que quiconque t’épauler et te donner de précieux conseils.

Enfin, le centre de PMI (Protection Maternelle et Infantile) le plus proche de chez toi pourra également t’écouter, ou tout au moins t’orienter vers des structures compétentes.

 

  1. Délègue !

Demande a ton conjoint de l’aide dans les tâches du quotidien et d’accepter que ce ne soit pas fait comme tu l’aurais voulu. Si cela n’est pas possible, demande une aide extérieure.

 

  1. Apprendre à dire non

Apprends à dire non : la surcharge de travail est souvent consécutive au fait que tu ne sais pas refuser les demandes que l’on te fait. Evaluer tes capacités à donner et fixe-toi des limites. Tu préserveras alors tes réserves d’énergie physique et émotionnelle.

 

Eliane Régis, formatrice certifiée en communication non-violente, nous explique comment apprendre à dire non en se concentrant sur nos besoins ET sur les besoins d’autrui.

 

  1. Organisation et simplification et gestion du temps

– Instaurer un rituel de 30 mn chaque jour pour ranger le désordre quotidien. Tu lutteras ainsi contre le stress occasionné par une maison désordonnée. Ce qui te permettra de mettre de l’ordre régulièrement sans même y penser.

– Identifier tes priorités afin de ne pas te laisser envahir par les contraintes d’un emploi du temps surchargé.

– Faire une liste des choses importantes que tu as à faire pour le lendemain. Cela te permettra de commencer rapidement ta journée et donc de gagner du temps ; mais aussi cela t’autorisera de libérer ton esprit de choses inutiles.

– Élimine le désordre environnant en aménageant un rangement organisé qui nécessitera d’acheter des boites de rangement, de te débarrasser des choses inutiles etc.… Pense au minimalisme !

– Fais toi aider par chacun des membres de ta famille. Adapte les tâches à effectuer en fonction de l’âge de tes enfants et des prédispositions de ton époux.

– Installe une routine pour le lever et le coucher des enfants. Cela donne aux enfants des repères bien précis qui leur permettent d’aller plus vite.

 

S’engager dans la simplification de sa vie pour vivre plus en « pleine conscience ».

C’est une démarche souvent longue mais qui s’avère payante.

 

Dans la simplification, j’inclus les trajets inutiles, limiter l’accès aux médias actualité, la revente des objets superflus, le questionnement possible sur un changement de travail pour occuper des fonctions moins anxiogènes et redonner du sens, etc.

 

  1. S’écouter

En prenant soin de tout le monde sans s’occuper de soi, on aggrave la situation de stress et surtout toutes les émotions et les frustrations qui les accompagnent. Prends les choses en main.

– Planifie ton temps libre pour passer du temps avec tes amies, faire un soin du visage et/ou du corps, faire du shopping, flâner, faire du sport…

– Apprécie les petits bonheurs quotidiens : le stress environnant est inévitable mais diminuez son effet en profitant pleinement des moments positifs que tu peux vivre dans une journée comme un petit câlin avec un de tes enfants, un mot d’amour du petit dernier, un compliment de ton compagnon.

– Profite de chaque instant libre que tu peux avoir dans une journée. Cela te permettra de recharger rapidement les batteries.

– Partage tes émotions : il est essentiel de pouvoir te confier à une personne de confiance : que ce soit ton compagnon, ta mère, une amie, une sœur, un thérapeute, un coach etc.… N’hésite pas cela te fera le plus grand bien et te libérera en partie du poids que tu portes. Il est important d’être entendue et comprise.

 

Se former à la CNV qui permet de répondre de mieux en mieux à nos besoins (ainsi qu’à ceux des autres).

 

  1. Développer la confiance en moi

– J’identifie mes talents et mes points forts.

– Je me félicite de mes réussites : au lieu de me focaliser sur ce qui n’a pas été, attarde-toi sur ce que tu as réussi à réaliser. Prends même en compte les petites choses. Tout à son importance. Fais ce bilan positif en fin de journée et par écrit pour t’en rappeler.

– Je me fixe des objectifs clairs et atteignables : au lieu d’essayer de vouloir absolument tout faire en un rien de temps et parfaitement, sois stratégique et organise ton temps de façon rationnelle. Tu gagneras ainsi en efficacité et donc confiance en toi.

 

 

  1. Sortir de l’isolement et créer son réseau

Pour sortir d’un certain isolement, retrouver une vie sociale, obtenir rapidement des solutions à des problèmes rencontrés, se sentir utile en offrant à ton tour ton aide. Tout cela participe au développement de la confiance en soi.

La seconde est de s’entourer et préférentiellement de favoriser les rencontres et les contacts directs dans la vraie vie, même si les échanges sur des forums et autres pages Facebook peuvent aider. Ces contacts peuvent prendre la forme de participations à des réunions d’association de parentalité ou spécifiquement autour du burn-out.

 

 

Te mettre au cœur de tes priorités ne fera pas de toi une personne égoïste et centrée sur elle-même, au contraire, tu seras une personne équilibrée, en meilleur forme ce qui aura un impact sur toute ta famille.

Si tu as d’autres solutions, n’hésite pas à le dire en commentaire.

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